DPE 2026 : votre logement sort-il enfin des passoires thermiques ?
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité dans le DPE est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025).
Environ 850 000 logements chauffés à l’électricité changent automatiquement de classe énergétique, sans travaux ni nouveau diagnostic. Une attestation gratuite est disponible sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
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Ce qui change vraiment au 1er janvier 2026
Un seul chiffre qui modifie tout : de 2,3 à 1,9
Votre DPE, le Diagnostic de Performance Énergétique, ne mesure pas votre consommation réelle. Il calcule une consommation théorique en énergie primaire — c’est-à-dire l’énergie nécessaire pour produire et acheminer l’énergie que vous utilisez chez vous. Le DPE est basé sur l’enveloppe de l’habitation, l’isolation, le chauffage, la ventilation et la climatisation.
Pour l’électricité, ce calcul repose sur un coefficient multiplicateur. Jusqu’au 31 décembre 2025, chaque kilowattheure d’électricité consommé dans votre logement était compté pour 2,3 kWh d’énergie primaire dans votre DPE. Depuis le 1er janvier 2026, ce même kilowattheure est compté pour 1,9 kWh.
En clair : si vous chauffez à l’électricité, votre consommation affichée dans votre DPE vient de baisser de 17 à 20 % — sans que vous ayez changé quoi que ce soit dans votre logement.
La base légale : l’arrêté du 13 août 2025
Ce n’est pas une rumeur de forum ou une estimation de bureau d’études. C’est du droit positif, publié au Journal Officiel : l’arrêté du 13 août 2025 modifiant officiellement le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité utilisé dans le calcul des DPE.
L’objectif affiché par le gouvernement : harmoniser la valeur française (qui était l’une des plus élevées d’Europe) avec la valeur par défaut européenne, et mieux refléter la réalité du mix électrique français — largement bas carbone grâce au nucléaire.
Les autres énergies — gaz, fioul, bois — conservent leur coefficient à 1. Seule l’électricité est concernée par ce rééquilibrage.
Qui est concerné ? Les logements électriques en ligne de mire
50 000 logements changent de classe sans travaux
Le gouvernement l’a chiffré clairement : environ 850 000 logements sortent mécaniquement du statut de passoire thermique (classes F ou G) grâce à ce seul changement de coefficient. Sur un parc d’environ 4,8 millions de passoires recensées au 1er janvier 2023, c’est près de 18 % du problème résolu… sur le papier.
Ces logements sont principalement des petits appartements ou des maisons individuelles tout électriques, équipés de convecteurs (les fameux « grille-pain » au mur) et d’un chauffe-eau électrique. Ce sont précisément les biens les plus pénalisés par l’ancien coefficient à 2,3.
Quelle amplitude de reclassement ?
Tous les logements concernés ne « gagnent » pas la même chose :
La majorité des logements classés F passent en E. Ils sortent du statut de passoire thermique et échappent ainsi à l’interdiction progressive de location qui s’applique aux biens F et G.
Une partie des logements classés G remontent en F. Ils restent passoires, mais gagnent une classe — et donc un délai supplémentaire avant l’interdiction de mise en location.
Une fraction plus restreinte — notamment des petits logements dont la consommation était proche des seuils — peut gagner jusqu’à deux classes et passer en D.
À Toulouse Métropole, cette réforme touche particulièrement le parc locatif de petite surface des années 1970-1990, très répandu dans des communes comme Balma, L’Union ou Colomiers — des biens construits avant les premières réglementations thermiques, avec un chauffage 100 % électrique.
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Votre DPE est-il concerné ? La règle des 3 conditions
Pour que votre DPE soit éligible à la mise à jour automatique, vous devez remplir les trois conditions suivantes :
- Votre logement est chauffé à l’électricité (en totalité ou majoritairement).
- Votre DPE a été réalisé après le 1er juillet 2021 (les DPE antérieurs sont déjà considérés comme caducs).
- Votre DPE indique une classe F ou G — ou une classe E si vous souhaitez vérifier si vous pouvez atteindre la D.
Que faire concrètement ?
L’attestation gratuite : la démarche en 3 étapes
La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de payer un diagnostiqueur pour un nouveau DPE. Le gouvernement a prévu une procédure simplifiée, entièrement gratuite, via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
Étape 1 — Retrouvez votre numéro ADEME. Il s’agit d’un identifiant à 13 caractères figurant sur votre DPE existant (en bas du document, dans le récapitulatif).
Étape 2 — Connectez-vous à l’Observatoire DPE-Audit. Rendez-vous sur observatoire-dpe-audit.ademe.fr et saisissez votre numéro ADEME dans l’outil dédié.
Étape 3 — Téléchargez votre attestation. Le système calcule automatiquement votre nouvelle étiquette avec le coefficient 1,9 et génère une attestation officielle que vous pouvez transmettre à votre bailleur, acheteur ou agence immobilière.
Cette attestation a la même valeur juridique qu’un DPE pour les démarches courantes.
Et si mon DPE date d’avant juillet 2021 ?
Dans ce cas, la mise à jour automatique n’est pas disponible. Votre DPE est de toute façon légalement caduc depuis le 1er janvier 2023 pour les logements classés F et G, et depuis le 1er janvier 2025 pour les logements classés E, D, C. Vous devez faire réaliser un nouveau DPE par un diagnostiqueur certifié.
C’est d’ailleurs l’occasion de réaliser un vrai bilan thermique, base indispensable pour déclencher une rénovation énergétique rentable et financer vos travaux avec MaPrimeRénov’, les CEE et l’écoPTZ.
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Ce que la réforme ne change pas
Votre facture reste exactement la même
C’est le point crucial que beaucoup de propriétaires risquent de mal interpréter. Si votre logement passe de la classe F à la classe E grâce au nouveau coefficient, votre compteur Enedis, lui, ne le sait pas. Vous consommez toujours le même nombre de kilowattheures. Votre facture ne bouge pas d’un centime.
La réforme change l’étiquette affichée sur votre DPE. Elle ne change pas les déperditions thermiques de vos murs, l’efficacité de vos fenêtres, ni la puissance de votre système de chauffage. L’inconfort hivernal, les courants d’air, les moisissures dans les angles : ils sont toujours là.
Les interdictions de location évoluent, mais ne disparaissent pas
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G+ sont interdits à la location en France. Le calendrier d’interdiction progressive continue :
- 2025 : G+ interdits
- 2028 : tous les G interdits
- 2034 : les F interdits
Un logement qui passe de G à F grâce à la réforme gagne du temps — mais pas indéfiniment. Il sera interdit à la location en 2034 si aucune rénovation n’est réalisée d’ici là.
Les travaux restent le seul chemin vers les classes C et B
MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économie d’Énergie, l’Éco-PTZ : toutes les aides à la rénovation continuent de s’appliquer. Et pour viser une classe C ou B — le niveau qui réduit vraiment votre facture et valorise durablement votre patrimoine — il n’y a pas de raccourci. Il faut isoler, changer de système de chauffage, et suivre un plan de travaux cohérent.
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Une réforme qui divise : marché immobilier vs. transition énergétique
Pour les professionnels de l’immobilier : une correction bienvenue
Les agents immobiliers, notaires et bailleurs accueillent majoritairement cette réforme positivement.
Leur argument : le coefficient à 2,3 sur-pénalisait l’électricité dans un pays dont le mix est l’un des plus décarbonés d’Europe grâce au nucléaire. À puissance de chauffage égale, un logement chauffé à l’électricité affichait une consommation d’énergie primaire bien supérieure à un logement chauffé au gaz, alors que son empreinte carbone réelle était inférieure.
Côté marché, 700 à 850 000 logements redeviennent louables ou vendables sans travaux immédiats — une bouffée d’air pour un marché locatif sous forte tension, notamment dans des grandes métropoles comme Toulouse.
Pour les associations environnementales : un risque de déresponsabilisation
Les associations de défense des consommateurs et les organisations écologistes pointent un risque inverse : ces logements restent mal isolés, inconfortables, et énergivores.
Seul l’indicateur réglementaire change. En supprimant la pression de l’étiquette F ou G pour des centaines de milliers de propriétaires, la réforme pourrait ralentir la dynamique de rénovation juste au moment où elle devrait s’accélérer.
Ils alertent aussi sur une dimension sociale : des locataires souvent en situation de précarité énergétique, qui subissent des factures élevées dans des logements mal isolés, pourront se voir proposer des loyers augmentés sous couvert d’une nouvelle étiquette — sans que leur situation réelle s’améliore.
La position de Wiléo : une réforme utile, pas suffisante
Cette réforme est une correction pertinente d’un indicateur qui était effectivement déséquilibré vis-à-vis de l’électricité nucléaire en France. Elle apporte une respiration réglementaire légitime à de nombreux propriétaires.
Mais elle ne rénove pas un seul mur, n’isole pas une seule comble, ne remplace pas un seul convecteur vieillissant. Pour les propriétaires qui veulent réduire durablement leur facture, gagner en confort et valoriser leur bien, le chemin passe encore et toujours par les travaux — avec les aides disponibles en 2026.
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Vous êtes propriétaire dans la métropole toulousaine — à Toulouse, Blagnac, Colomiers, L’Union, Balma ou dans l’une des 37 communes — et vous vous demandez ce que cette réforme change concrètement pour vous ?
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