Batterie de stockage solaire pour une centrale photovoltaïque avec borne de recharge à Toulouse, réalisée par Wiléo Courtier en Travaux de rénovation énergétique à Toulouse.
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Arrêté S21 Toulouse : ce qui change pour le solaire en juin 2026

Le projet « panneaux solaires » à Toulouse est il toujours rentable ?

Depuis le 1er juin 2026, l’arrêté S21 fait tomber le tarif du surplus à 1,1 c€/kWh et supprime les primes à l’autoconsommation. Le photovoltaïque reste rentable à Toulouse, mais uniquement si vous adoptez le bon modèle. L’autoconsommation totale avec stockage devient l’unique stratégie viable.

Par Éric Fouillet — Courtier en rénovation énergétique à Toulouse Métropole

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Ce que change l’arrêté S21 du 1er juin 2026

Le 1er juin 2026, un arrêté est passé presque inaperçu dans la presse grand public. Pour les propriétaires qui envisagent des panneaux solaires, il change pourtant tout.

L’arrêté dit « S21 » fixe les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques, telles que publiées au Journal Officiel. Ces règles s’appliquent à toutes les demandes de raccordement complètes déposées à compter du 1er juin 2026. Les dossiers antérieurs conservent leurs conditions tarifaires d’origine.

Le tarif de surplus plonge à 1,1 c€/kWh

C’est le choc principal. L’électricité que vos panneaux produisent et que vous n’utilisez pas — le « surplus » — était jusqu’ici rachetée par EDF Obligation d’Achat à un tarif fixe publié chaque trimestre par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Ce tarif constitutait un revenu annexe garanti sur 20 ans pour les propriétaires engagés dans l’autoconsommation avec revente.

Depuis le 1er juin, ce tarif s’établit à 1,1 c€/kWh HT pour toutes les installations jusqu’à 100 kWc. Pour mettre ce chiffre en perspective : vous revendez désormais votre surplus à 0,011 €/kWh, alors que vous achetez votre électricité à EDF à 0,194 €/kWh (tarif en vigueur depuis février 2026). Injecter du courant sur le réseau revient à le brader à moins d’un vingtième de sa valeur à la consommation.

La conséquence pratique est immédiate : surdimensionner son installation pour revendre un maximum devient une stratégie économiquement absurde.

La prime à l’autoconsommation disparaît

L’arrêté S21 supprime également la prime à l’autoconsommation pour tous les nouveaux dossiers. Cette prime, qui s’échelonnait de 240 € à 720 € pour le segment résidentiel selon la puissance installée, compensait partiellement le coût d’investissement des ménages. Elle n’existe plus pour les raccordements déposés après le 1er juin 2026.

Les dossiers déjà en cours avant cette date conservent leurs droits. Pour les nouvelles demandes, il faut recalculer la rentabilité sans ce filet.

Les petites installations ≤ 9 kWc doivent basculer vers l’autoconsommation

Troisième rupture : les installations de 9 kWc ou moins perdent l’accès au modèle de vente en totalité. Ce schéma — qui consistait à revendre 100 % de la production à EDF OA tout en achetant séparément son électricité au tarif normal — disparaît pour cette tranche de puissance. Toutes les nouvelles installations ≤ 9 kWc doivent désormais fonctionner en autoconsommation avec vente du surplus résiduel.

Des artisans RGE sélectionnés et des clients qui en parlent

Depuis 2017, chaque projet est suivi de A à Z par un interlocuteur unique

De Toulouse à Balma, Colomiers, Blagnac, L’Union, Tournefeuille et partout dans les 37 communes de Toulouse Métropole.

20

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Ce que ça change concrètement à Toulouse

Prenons l’exemple concret d’un propriétaire à Balma (31130), maison de 130 m², consommation de 8 500 kWh par an.

Avant le 1er juin 2026 — scénario type : 6 kWc configurés pour maximiser le surplus. L’installation produit environ 7 800 kWh, dont 30 % autoconsommés directement (2 340 kWh) et 70 % revendus (5 460 kWh). La revente du surplus représentait un revenu annuel non négligeable qui raccourcissait le retour sur investissement.

Après le 1er juin 2026 — même installation, même maison : les 5 460 kWh revendus ne rapportent plus que 60 € par an (5 460 × 0,011 €). Un projet dimensionné pour la revente, autrefois rentable en 9-10 ans, perd la quasi-totalité de son avantage financier si le surplus n’est pas absorbé par un autre levier.

La réponse logique ? Consommer son propre courant plutôt que de le revendre.

Le nouveau modèle gagnant : l’autoconsommation totale

Face à la dépréciation du tarif de surplus, les installateurs ont rapidement revu leurs projets. Le marché pivot vers trois leviers complémentaires, adaptables selon le profil de chaque foyer.

La batterie de stockage physique (BESS)

C’est la solution la plus directe. Une batterie de stockage solaire à Toulouse stocke l’énergie produite en journée pour la restituer le soir, quand la production solaire est nulle mais la consommation au maximum.

À Colomiers (31770), une installation 6 kWc couplée à une batterie de 10 kWh passe d’un taux d’autoconsommation de 30 % à plus de 80 %. Cela signifie qu’au lieu de revendre 5 460 kWh à 0,011 € — soit 60 € — vous vous évitez de les racheter à EDF à 0,194 €. L’économie réelle sur ces kWh passe ainsi de 60 € à plus de 1 000 € par an.

Le surcoût de la batterie (entre 3 000 et 7 000 € selon la capacité et la technologie) est absorbé en quelques années supplémentaires. Le retour sur investissement global du projet reste solide, entre 6 et 12 ans selon le profil de consommation.

Le gestionnaire intelligent (EMS)

L’Energy Management System pilote automatiquement vos appareils consommateurs — lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, piscine, recharge de véhicule électrique — pour les déclencher en priorité pendant les plages de production solaire. Sans batterie physique, un EMS bien paramétré peut faire grimper l’autoconsommation directe de 30 % à 55-60 %.

C’est la solution intermédiaire, moins coûteuse, mais qui suppose d’avoir des usages pilotables en journée — ce qui n’est pas le cas de tous les foyers.

La batterie virtuelle

Une troisième option existe, accessible via certaines offres proposées sur le territoire de Toulouse Métropole : la batterie virtuelle. Le surplus injecté sur le réseau est converti en crédits kWh, réutilisables ensuite au besoins. C’est un stockage sans appareil physique, sans coût d’investissement supplémentaire, mais dont les règles de conversion et les conditions d’accès varient selon les offres du moment.

Ce que les comparateurs en ligne ne montrent pas : le bon projet après le S21, ce n’est plus le plus grand. C’est celui qui correspond au profil de consommation réel de votre foyer. Un propriétaire à la retraite, ou en télétravail permanent, peut atteindre 65 à 70 % d’autoconsommation directe sans batterie — parce qu’il est présent quand ses panneaux produisent. Un foyer absent toute la journée, lui, a impérativement besoin d’un stockage. La première question à poser à votre installateur : « Quel est mon profil de consommation heure par heure ? » Sans cette réponse, n’importe quel dimensionnement est une approximation coûteuse.

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La prime Toulouse Métropole : votre ancre dans la tempête

Ce que l’arrêté S21 ne change pas : la prime solaire de Toulouse Métropole. Calculée à 25 % du montant de l’investissement, selon le barème de l’ADEME, et plafonnée à 15 000 €, elle reste l’un des dispositifs locaux d’aide au photovoltaïque les plus généreux de France.

Pour une installation de 6 kWc à 12 000 € HT, cela représente 3 000 € versés directement par Toulouse Métropole, indépendamment des aides nationales. Elle s’applique sur les 37 communes de la métropole, de Pibrac à L’Union, en passant par Tournefeuille ou Saint-Orens-de-Gameville.

Un point d’attention : la disparition de la prime nationale à l’autoconsommation modifie le montage financier global. La prime Métropole ne la remplace pas terme à terme, et ses conditions de cumul avec d’autres dispositifs doivent être vérifiées dossier par dossier. Ce n’est pas un détail : mal monté, un projet peut laisser sur la table plusieurs centaines d’euros d’aides.

Quel projet reste rentable en 2026 ?

La rentabilité du photovoltaïque n’a pas disparu. Elle s’est déplacée : de la revente vers l’autoconsommation, et du surdimensionnement vers le bon calibrage.

Scénario concret — Maison 120 m² à L’Union (31240)

Foyer de 3 personnes dont 2 en télétravail · Consommation annuelle : 7 500 kWh · Stockage Virtuel Urban Solar Energy

Installation
6 kWc
8 280 kWh/an bifacial
Autoconsommation
70 %
5 800 kWh directs
Stockage Virtuel
Illimité
2 480 kWh stockés
Crédit reporté
780 kWh
pour l’année suivante

Résultat

CalculMontant
Autoconsommation directe (5 800 kWh × 0,1940 €) — économie sur facture1 125 €/an
Surplus déstocké (1 700 kWh × 0,0989 €) — acheminement seul vs prix plein168 €/an
Abonnement Stockage Virtuel USE (6 kWc × 1 €/mois HT)−96 €/an
Total économies annuelles +45 €/an vs EDF OA1 197 €

Investissement

Investissement total TTC
14 999 €
Après Prime Solaire Toulouse Métropole
12 024 € net
Retour sur investissement
~10 ans
Durée de vie garantie des modules
25 ans minimum
⚡ Avec USE, le surplus est valorisé à ~0,099 €/kWh net (vs 0,011 €/kWh EDF OA). Les 780 kWh en crédit sont reportés sans limite et couvriront une partie de la consommation de l’année suivante. Attention : la prime EDF OA à l’autoconsommation n’est pas cumulable avec ce contrat.

Comparaison entre le stockage physique et virtuel

6 kWc bifacial · 8 280 kWh/an · Tuiles clairesEDF OA — Tarif S21Stockage Virtuel USE
Autoconsommation directe70 % — 5 800 kWh70 % — 5 800 kWh
Économie sur facture (autoconso.)1 125 €/an1 125 €/an
Surplus (2 480 kWh) valorisé à0,011 €/kWh
→ 27 €/an
~0,099 €/kWh net
→ 168 €/an
Abonnement Stockage Virtuel−96 €/an
Total économies annuelles1 152 €1 197 €
Investissement TTC14 999 €14 999 €
Prime Solaire Toulouse Métropole−2 975 €−2 975 €
Net à financer12 024 €12 024 €
Retour sur investissement~10-11 ans~10 ans

Les deux solutions sont très proches financièrement : même investissement, même ROI à 10 ans. Ce qui change, c’est la façon dont votre surplus travaille pour vous.

  • Avec EDF OA S21, il est racheté 1,1 centime le kWh — une valeur symbolique.
  • Avec le Stockage Virtuel USE, il revient réduire vos factures hivernales au tarif d’acheminement. 45 €/an d’écart en faveur de USE, et surtout une logique plus cohérente avec l’autoconsommation : vous produisez pour vous, pas pour le réseau.

Le projet reste positif sur toute sa durée de vie et protège le foyer contre la reprise des hausses de tarif EDF attendue dès 2027.

Pour en savoir plus sur toutes les configurations disponibles, consultez la page dédiée aux panneaux solaires photovoltaïques à Toulouse.

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FAQ arrêté S21 : ce que vous voulez savoir avant de décider

Les réponses pour y voir clair sur votre projet solaire à Toulouse

Un texte de loi change, les installateurs adaptent leur discours, et vous, vous essayez de savoir si votre projet tient encore la route. Normal d’avoir des doutes. Les réponses ci-dessous sont basées sur les textes en vigueur au 1er juin 2026.

1. Pourquoi le tarif de surplus devient-il moins intéressant à Toulouse ?
Le tarif de surplus est moins attractif quand la rémunération injectée est inférieure au gain obtenu en autoconsommation directe. À Toulouse, l’enjeu devient donc de consommer au bon moment plutôt que de compter sur la revente.

2. Faut-il choisir entre prime locale et prime nationale ?
Oui, dans beaucoup de cas il faut arbitrer entre les dispositifs, car tous ne se cumulent pas. Le bon choix dépend du montage du projet, du niveau d’aide et de la stratégie de valorisation de l’électricité produite.

3. Comment savoir si mon projet doit viser l’autoconsommation ou la revente ?
Si vos usages électriques sont concentrés en journée ou peuvent être pilotés, l’autoconsommation est souvent plus pertinente. Si votre profil de consommation est très faible en journée, il faut réexaminer le dimensionnement et le modèle économique.

4. Quel est le bon dimensionnement de panneaux pour une maison toulousaine ?
Le bon dimensionnement est celui qui colle à vos besoins réels, pas celui qui maximise la puissance installée. Il faut partir de votre consommation, de vos horaires d’usage et de votre capacité à absorber la production.

5. La baisse des primes change-t-elle la rentabilité d’une installation ?
Oui, car la rentabilité dépend davantage de la part autoconsommée et du bon usage de l’énergie produite. Quand les aides baissent, le pilotage des usages devient plus important dans le calcul global.

6. Quelles erreurs font perdre le plus d’argent sur un projet solaire ?
Les erreurs les plus fréquentes sont le surdimensionnement, le mauvais choix entre vente et autoconsommation, et l’absence de réflexion sur les usages. Une page dédiée à chaque point évite de diluer le message et améliore la conversion.

7. Peut-on encore rentabiliser une installation sans batterie ?
Oui, si la production est bien alignée avec la consommation du logement. La batterie n’est utile que dans certains cas précis, car elle ajoute un coût qu’il faut justifier économiquement.

8. Quel lien entre rénovation énergétique et autoconsommation solaire ?
Le lien est direct : une rénovation plus performante réduit les besoins, et le solaire vient ensuite couvrir une part plus intelligente des consommations restantes. Le meilleur ordre de priorité est souvent d’abord la sobriété, puis la production.

9. Pourquoi le confort d’été compte autant à Toulouse ?
Parce que Toulouse est fortement concernée par les épisodes de chaleur, ce qui change la perception de la rénovation énergétique. Le solaire seul ne suffit pas, mais il peut s’intégrer dans une approche plus globale de confort et de pilotage.

10. Comment comparer deux offres quand les aides changent ?
Il faut comparer le coût net final, la puissance proposée, le niveau d’autoconsommation attendu et le scénario de valorisation du surplus. Une bonne comparaison se fait sur des hypothèses claires, pas seulement sur le prix affiché.

11. Qu’est-ce que l’arrêté tarifaire S21 du 1er juin 2026 ?
L’arrêté tarifaire S21 est le texte réglementaire qui fixe les nouvelles conditions de rachat de l’électricité solaire en France depuis le 1er juin 2026. Il supprime la prime à l’autoconsommation pour toutes les nouvelles installations photovoltaïques inférieures à 100 kWc et instaure un tarif unique de rachat du surplus à 1,1 centime d’euro par kWh HT (EDF OA).

12. La prime à l’autoconsommation photovoltaïque est-elle vraiment supprimée depuis juin 2026 ?
Oui, définitivement pour les nouvelles demandes de raccordement déposées à partir du 1er juin 2026. Cette prime, qui pouvait représenter plusieurs centaines d’euros selon la puissance installée, n’existe plus. Seules les installations dont le dossier de raccordement a été validé avant cette date continuent à en bénéficier.

13. Quel est le nouveau tarif de rachat du surplus solaire après l’arrêté S21 ?
Depuis le 1er juin 2026, le tarif de rachat du surplus est fixé à 1,1 centime d’euro par kWh HT, unique et identique pour toutes les installations quelle que soit leur puissance. C’est un tarif très bas : une installation de 6 kWc qui injecte la moitié de sa production rapporte en moyenne 40 à 60 euros par an sur la vente du surplus. La rentabilité repose désormais sur l’autoconsommation maximale, pas sur la revente.

14. La prime solaire de Toulouse Métropole est-elle cumulable avec EDF OA après l’arrêté S21 ?
Non, et c’est une règle absolue. Si vous signez un contrat de vente du surplus avec EDF OA (tarif S21), vous perdez la prime solaire de Toulouse Métropole. Pour bénéficier de la prime Toulouse Métropole (25 % du coût moyen HT de l’installation), vous devez renoncer aux tarifs EDF OA et opter pour une solution alternative : batterie de stockage physique, batterie virtuelle, ou autre responsable d’équilibre. Les deux dispositifs sont strictement incompatibles.

15. Mon installation photovoltaïque en cours est-elle impactée par l’arrêté S21 ?
Cela dépend de la date de validation de votre dossier de raccordement par Enedis. Si la demande complète a été acceptée avant le 1er juin 2026, les anciens tarifs s’appliquent. Si elle a été déposée ou acceptée après cette date, les nouvelles règles s’appliquent. En cas de doute, la date qui fait foi est celle figurant sur votre notification de raccordement Enedis, pas la date de signature du devis avec l’installateur.