Maison des années 1970-1980 à Toulouse Métropole : les travaux qui font vraiment baisser la facture en 2026
27,2 % du parc de logements de Toulouse Métropole a été construit entre 1971 et 1990 (Insee) : parpaing, simple vitrage, combles à peine isolés. Isolation des combles, remplacement des fenêtres, passage à la pompe à chaleur : voici les travaux qui font vraiment baisser la facture en 2026, et les aides qui restent mobilisables.
Par Éric Fouillet — Courtier en rénovation énergétique à Toulouse Métropole
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Le pavillon des années 1970-1980 : le profil type des passoires thermiques toulousaines
Chauffage qui tourne à plein régime, facture qui grimpe chaque hiver, étiquette DPE qui plombe la valeur du bien à la revente : si votre maison a été construite entre 1970 et 1990, vous reconnaissez sans doute ce scénario.
À Toulouse, 2 900 logements sont classés DPE F ou G (5,9 % du parc diagnostiqué) et 5 997 en DPE E (12,1 %) : à eux trois, ces logements représentent environ 42 % du parc diagnostiqué (source : Prix au m², observatoire DPE Toulouse). À l’échelle de Toulouse Métropole, 27,2 % du parc de logements a été construit entre 1971 et 1990 (source : Insee, dossier complet Toulouse Métropole) — l’âge du bâti reste le facteur le plus déterminant de la performance énergétique.
Ce sont des maisons construites vite, pour répondre à l’explosion démographique de la périphérie toulousaine à cette époque — c’est exactement ce qui s’est passé à Tournefeuille, qui passe de 2 200 à 17 000 habitants entre 1960 et 1990, ou à Colomiers, dont le tissu pavillonnaire de cette génération domine encore aujourd’hui le parc résidentiel.
Pourquoi ces maisons consomment autant
Le constat est presque toujours le même sur ce type de bâti : murs en parpaing sans isolation ou avec un doublage minimal, simple vitrage ou double vitrage ancien peu performant, combles perdus jamais isolés ou isolés a minima, chauffage électrique à convecteurs ou chaudière gaz vieillissante. Chacun de ces points est un poste de déperdition, mais ils n’ont pas tous le même rendement une fois traités.
Les combles d’abord : le geste le plus rentable
Avant de penser fenêtres ou chauffage, l’isolation des combles reste le geste au meilleur rapport coût/efficacité sur ce type de maison : jusqu’à 30 % des déperditions de chaleur passent par une toiture mal isolée. Barème CEE en zone H2 (BAR-EN-101) : 9,80 €/m² pour un ménage classique ou modeste, jusqu’à 14,00 €/m² en grande précarité. Côté MaPrimeRénov’ par geste : 25 €/m² (ménages très modestes), 20 €/m² (modestes), 15 €/m² (intermédiaires).
Isolation des combles à Toulouse
Les murs : une règle qui a changé au 1er janvier 2026
Point de vigilance pour ces maisons en parpaing des années 70-80 : depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs (ITI comme ITE) est sortie du parcours MaPrimeRénov’ par geste. Pour ce poste isolé, restent mobilisables la CEE (barème BAR-EN-102, zone H2 : 9,10 €/m² classique, 13,00 €/m² grande précarité), l’éco-PTZ (jusqu’à 15 000 €) et la TVA réduite à 5,5 %. L’isolation des murs redevient éligible à MaPrimeRénov’ si elle s’intègre à une rénovation d’ampleur (Parcours accompagné).
Des artisans RGE sélectionnés et des clients qui en parlent
Depuis 2017, chaque projet est suivi de A à Z par un interlocuteur unique
De Toulouse à Balma, Colomiers, Blagnac, L’Union, Tournefeuille et partout dans les 37 communes de Toulouse Métropole.
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Fenêtres et chauffage : la seconde vague de travaux
Sur les menuiseries simple vitrage encore fréquentes sur ce bâti, MaPrimeRénov’ par geste prévoit 100 €, 80 € ou 40 € par équipement selon votre profil de ressources (Bleu, Jaune, Violet).
Côté chauffage, remplacer un convecteur électrique ou une chaudière gaz ancienne par une pompe à chaleur air-eau est souvent le geste le plus rentable sur la facture : jusqu’à 5 000 € de MaPrimeRénov’ pour un ménage très modeste, et des primes CEE Coup de Pouce qui peuvent dépasser 6 000 € pour un remplacement de chaudière au fioul ou au charbon selon la surface et la performance de l’équipement.
Pompe à chaleur air-eau à Toulouse
Dans quel ordre faire les travaux ?
L’erreur la plus fréquente sur ces maisons : changer le chauffage avant de traiter l’enveloppe. Résultat, une pompe à chaleur surdimensionnée pour une maison qui continue de fuir sa chaleur par les combles. L’ordre qui fonctionne : combles, puis murs et fenêtres, puis seulement le système de chauffage — dimensionné pour la maison une fois isolée, pas avant.
Ne confiez pas vos travaux au hasard.
Vos travaux méritent mieux que l’improvisation.
Décrivez-moi votre projet en quelques mots. Je vous rappelle sous 24 h pour un premier échange gratuit, sans engagement, et sans jargon technique.
FAQ : rénover une maison des années 1970-1980 à Toulouse Métropole
Par quel poste commencer la rénovation d’une maison des années 1970-1980 ?
Les combles : c’est le geste le moins cher et le plus rentable sur ce type de bâti, avant les murs, les fenêtres, puis le chauffage.
MaPrimeRénov’ finance-t-elle encore l’isolation des murs sur ces maisons ?
Plus en geste isolé depuis le 1er janvier 2026 : l’ITI et l’ITE sont sorties du parcours par geste. La CEE, l’éco-PTZ et la TVA à 5,5 % restent mobilisables, et l’aide MaPrimeRénov’ redevient possible dans le cadre d’une rénovation d’ampleur.
Une pompe à chaleur air-eau est-elle adaptée à une maison des années 70-80 non isolée ?
Techniquement oui, mais son dimensionnement et sa rentabilité dépendent de l’état de l’isolation. Mieux vaut isoler combles et murs avant de dimensionner le système de chauffage.
Combien coûte l’isolation des combles pour une maison de cette époque ?
Le coût dépend de la surface et de la technique (soufflage ou rouleaux), mais les aides CEE et MaPrimeRénov’ cumulées couvrent une part importante de la facture selon votre profil de ressources. Un audit gratuit permet de chiffrer précisément votre situation.
Faut-il refaire les fenêtres avant l’isolation des combles ?
Non : les combles représentent généralement le poste de déperdition le plus important sur ce bâti. Les fenêtres interviennent en second, une fois l’enveloppe haute traitée.
Quelles communes de Toulouse Métropole sont les plus concernées par ce type de bâti ?
Les communes qui ont connu leur essor pavillonnaire entre 1960 et 1990, comme Tournefeuille ou Colomiers, où ce type de construction domine encore largement le parc résidentiel.
Comment Wiléo accompagne les propriétaires d’une maison des années 1970-1980 à Toulouse ?
Trois étapes : un audit énergétique gratuit qui hiérarchise les travaux (combles, murs, fenêtres, chauffage), le montage des dossiers d’aides (MaPrimeRénov’, CEE), puis le suivi de chantier avec un artisan RGE du réseau.


